Comment être sûr qu’un métier va te plaire ?

Hier, j’ai assisté à un atelier d’art intuitif… 

Pendant 3h, nous étions invités à créer une oeuvre au gré de notre inspiration. Au fil de ces trois heures, ma création à pris mille visages différents. Au début douce, puis sombre et finalement joyeuse. J’ai peint, repeint, expérimenté et recouvert.

A la fin de l’atelier, l’animatrice nous a dit: “Même si vous aviez voulu, vous n’auriez jamais pu prévoir ce que vous avez crée ce soir”.

Réfléchir à son orientation, construire sa vie professionnelle, c’est comme créer une peinture.

Beaucoup d’inscrits au parcours d’orientation Bloomr m’écrivent pour me dire que ce qu’ils ont besoin de savoir avant tout, c’est comment être sûrs que la voie qu’ils ont choisie va leur plaire. Comment être sûrs que ce choix, qui va avoir des conséquences sur l’ensemble de leur vie professionnelle, est le bon ? Comment avoir la garantie qu’ils ne se retrouveront pas dans quelques temps à devoir recommencer à zéro ?

Ce besoin de certitude se comprend facilement. Ils savent qu’ils s’engagent dans une direction alors même qu’il leur faudra sûrement attendre plusieurs années avant de pouvoir pratiquer le métier qu’ils ont choisi et voir s’il leur plait ou non.

Mais on ne peut pas prévoir où l’aventure de l’orientation va nous mener. Tout comme lorsqu’on crée une peinture, on ne peut pas prévoir à quoi celle-ci va ressembler après le premier trait. On peut toujours essayer de s’imaginer la toile finie avant de commencer, mais le rendu ne sera jamais tout à fait le même.

On commence par une toile blanche. On choisit une couleur qu’on aime, une technique qu’on maîtrise, ou notre pinceau préféré, on respire un grand coup, et on donne le premier coup de pinceau. Puis on construit à partir de ce premier trait pour faire évoluer la toile, en se laissant inspirer par les couleurs, guider par nos envies et notre intuition.

Avec le temps, on gagne en assurance, on maitrise mieux le rendu, on ose expérimenter de nouvelles techniques et des coups de pinceau plus audacieux. Il arrive qu’on regrette en avoir donné quelques uns, mais on sait qu’on peut toujours les recouvrir ou les transformer. L’erreur n’existe pas. Au pire, ce coup de pinceau malencontreux nous incite à partir dans une autre direction. On détient le pouvoir de transformer la toile en une seconde. Quoi qu’il arrive, on compose toujours avec ce qui a déjà été créé. C’est ce qui fait toute la puissance d’un tableau : les couches, les couleurs qui se superposent, les textures.

Construire sa vie professionnelle suit le même processus. Au final, elle sera rarement comme on se l’était imaginée.

Au début, il faut choisir une direction, celle qui semble le mieux correspondre à nos envies, ou nos talents, celle qui nous parle le plus. Et se lancer. Au fur et à mesure, au fil des expériences et des rencontres, on va développer nos talents, aiguiser nos centres d’intérêt, gagner en compétences et en expertise et apprendre à mieux se connaître. C’est l’ensemble de ces expériences qui feront la force de notre parcours.

On va apprendre à sortir de notre zone de confort pour étendre nos horizons. Nos expérimentations vont nous permettre de découvrir de nouvelles pistes et de collecter de plus en plus d’indices pour pouvoir prendre des décisions avec confiance. On se retrouvera peut être à partir dans une direction que l’on n’avait pas prévue, mais on apprendra aussi à rebondir. Et puis, c’est ce qui en fait une aventure aussi palpitante. Qui sait quelles surprises, opportunités et nouveautés l’avenir nous réserve ?

Tout comme il n’y a pas une façon unique de créer une oeuvre puissante, il n’y a pas non plus une bonne voie réservée à chacun d’entre nous.

Il y a mille façons de se construire une vie professionnelle épanouissante. Click To Tweet

Celle-ci peut prendre de multiples tournures, au gré de nos expériences, de nos envies et des opportunités qui s’offrent à nous. Peut être qu’on se retrouvera à inventer notre métier comme un peintre avec ses couleurs. Peut être que notre vie professionnelle ressemblera plutôt à du Monet, du Kandinsky ou du Rubens. Ou les trois à la fois. On ne recommence de toute façon jamais à zéro, même lorsqu’on repeint la toile blanc.

Au final, ce qui compte, c’est de réaliser qu’aucun trait ne détermine à lui seul à quoi ressemblera la toile : ce n’est pas grave de ne pas être sûr qu’une décision sera la bonne. L’important, c’est de se laisser la chance d’explorer, porté par l’inspiration, et d’expérimenter pour créer notre oeuvre professionnelle unique.