8 astuces pour cultiver sa confiance en soi

99% des bloomies (les inscrits au programme Bloomr) mentionnent le manque de confiance en soi comme un gros boulet qui freine tout.

“Est-ce que je suis capable de suivre ces études ?”, “Comment oser refuser cette offre d’emploi que mon instinct déteste alors que je cherche du boulot depuis un an ?”, ou simplement “J’ai peur de n’avoir aucun talent particulier, je ne vois pas comment évoluer.” En un mot, le mal du siècle.

J’aimerais écrire un livre pratique sur le sujet (zéro théorie, que des recettes parmi lesquelles picorer selon sa nature), j’aimerais aussi écrire un cours de confiance en soi pour Bloomr… En attendant de franchir ces sommets, je vais livrer maintenant quelques astuces de coach, qui ont été testées et éprouvées par moi-même puis par mes clients avec succès.

Commençons par deux bonnes nouvelles :

  • La confiance en soi n’a rien à voir avec la frime. Beaucoup de personnes pensent qu’il faut se déprécier en public pour ne pas avoir l’air de “se la péter”. Non. La confiance en soi n’a besoin ni de public, ni de masque. C’est quelque chose qui est en nous, pour nous permettre d’agir et d’aller vers les autres. Rien de plus, mais surtout : rien de moins.
  • La confiance en soi, même si on part de loin, cela s’apprend, cela s’entraîne. Il suffit de procéder avec méthode et de connaître les exercices (en voici déjà quelques uns).

Choisis celui qui te semble le plus facile et teste-le tous les jours pendant au moins une semaine pour voir ce qui se passe…

1. Visualiser ta confiance en toi

Ferme les yeux. Aujourd’hui, maintenant, tu laisses ton imagination s’ouvrir sans aucune contrainte, demande-toi : “à quoi ressemble ma confiance en soi ?”. Que vois-tu ?
Puis joue à en prendre soin dans tes pensées. Par exemple on m’a déjà répondu “une petite pousse très fragile qui sort de terre”, ou “une coupe de champagne pas très remplie”… Là on imagine assez bien quelle suite on peut donner à l’histoire.
Si jamais c’est un peu sombre, aucun problème, il faut en prendre soin aussi. Par exemple, j’ai déjà entendu : “ma confiance c’est comme une araignée qui grimpe sur mon bras”, alors il faut en imagination (ou en dessinant) rendre l’araignée sympa , avec un nez de clown, des yeux rigolos, une fleur à chaque patte, la chatouiller…en imagination et la faire devenir un symbole cool de ta confiance en toi, un symbole qui peut se développer et se transformer au fur et à mesure que tu feras les exercices suivants !
Alors, à quoi ressemble ta confiance en toi aujourd’hui ?

2. Rendre à césar…

Dans la vie on est plusieurs “soi”, on a plusieurs rôles : on est des filles/fils, des femmes/hommes, des soeurs/frères, des parents, des tantes/oncles, des collègues, des cousin(e)s, des ami(e)s, des voisin(e)s, des amoureux/-ses, des ceci et des cela. Pour ne pas tout mélanger et décider qu’on n’a pas confiance en soi et puis c’est tout, il est urgent de faire la liste des parties de nous qui ont confiance en elles.
Par exemple : Je suis … une bonne amie, une bonne cuisinière, une bonne co-pilote en voiture… Tu vois l’astuce ? A toi de lister les parties de toi qui ont déjà confiance en elles.

3. Stop !

Une étude scientifique très récente* montre que notre cerveau est particulièrement sensible au son de notre propre voix. Si on parle gaiement, on est plus joyeux, et l’inverse aussi. Le cercle vicieux commence quand on se dit “mais quel(le) c…. ! j’aurais dû …” ou “ que je suis nul(le) c’est pas possible”… Cela nous éteint littéralement. Le cerveau reçoit le message de la dévalorisation et du découragement, et se sent fatigué et découragé, encore plus que si quelqu’un d’autre nous parle comme ça.
Alors stop, on arrête.

Comment faire ? Eh bien en installant un interrupteur : Choisis un endroit de ton corps facile d’accès (mais non, pas là ^^). Par exemple l’intérieur du poignet gauche.
Puis :

  • Visualise le bouton arrêt de votre ordinateur, toucher le poignet.
  • Visualise le bouton éteindre de votre smartphone, toucher le poignet.
  • Visualise le bouton arrêt de votre four, toucher le poignet.
  • Et ainsi de suite le plus longtemps possible avec le plus de “boutons arrêt” possible pour bien ancrer que quand on touche le poignet, ça veut dire = STOP.
    Ensuite, dès que tu t’entends penser ou dire du mal de toi-même : interrupteur !

4. Etre gentil avec soi

On a tendance à penser : “Si je me botte les fesses et que je me mets bien la pression , je vais enfin me secouer, et quand tout sera enfin parfait et que j’aurai réussi, on verra pour se chouchouter mais pas maintenant, je ne le mérite pas”. C’est faux archi-faux, cela ne marche pas, au contraire. Se rajouter de la pression intérieure ne fait qu’accroître le malaise et nous rendre maladroits, ce qui ne va pas arranger nos affaires. Est-ce que tu aurais envie de travailler pour quelqu’un qui te traite comme toi tu te traites ? Mmmh ? Eh bien non, c’est en effet contre-productif et t’enfonce encore plus dans le stress.
Au contraire, c’est bon de prendre l’habitude d’avoir un peu de douceur envers soi comme envers un petit enfant que l’on encourage à faire du vélo sans les petites roulettes arrière. On veut le rassurer, pas l’effrayer. C’est pareil pour toi quand tu veux essayer quelque chose de nouveau, tu peux avoir peur mais si tu t’entoures de bienveillance ça va mieux se passer, et ça commence par toi-même envers toi-même.

5. Laisser dire

La plupart du temps, les autres parlent d’eux-mêmes et pas de toi. Tu connais l’expression “On juge d’après soi-même” ? Eh bien oui, on commente en fonction de nos croyances, de notre passé, de nos peurs, et assez rarement en fonction de l’autre. Si quelqu’un te dit “tu n’y arriveras jamais”, dis-toi que cette personne regrette sûrement de ne pas être arrivé à quelque chose. Si “l’on te dit “mais tu es fou de t’installer à ton compte dans cette crise”, “mais pourquoi tu pars toujours en voyage à l’autre bout du monde il va t’arriver quelque chose à la fin”, “méfie-toi de ce milieu ce sont tous des requins”…
Cela ne parle que des peurs de cette personne, de sa vision du monde et de ses regrets, en aucun cas de tes faiblesses supposées : laisse glisser…et dis-toi que tu viens d’apprendre quelque chose sur les blocages… de ton interlocuteur !

6. Pratiquer une amnésie sélective

Le passé est terminé. On dirait que j’enfonce une porte ouverte mais pas du tout : reconnais que tu vas souvent chercher dans le passé des preuves ou des explications ? Cela semble logique. Le problème c’est que parfois ça va juste un peu trop loin, et on laisse le passé nous définir et nous enfermer, comme si c’était impossible de changer.
“Je suis une grande maladroite, la preuve je me suis cassé à peu près toutes les parties du corps, je tombe tout le temps”… Alors qu’on devrait se dire “Le passé c’est le passé. Je suis inscrite à un cours de danse et maintenant je m’entraîne à être agile, tout est réuni pour que je sois plus stable dans mes mouvements”.
Changer est possible, prendre confiance aussi.

7. Utiliser ton corps

On le voit, la confiance en soi dépend énormément de nos pensées, mais pas uniquement. Si notre cerveau influe sur notre corps (avoue … se lever tôt pour partir en vacances est plus facile que pour aller chez le dentiste), l’inverse est aussi vrai ! Il existe des postures corporelles qui vont envoyer le signal “confiance” à ton cerveau. Ne te pose pas de question, pour une fois ne réfléchis pas et ne pense à rien, et prend ces positions plusieurs fois par jour (en alternant) et tu seras surpris de l’effet sur ton moral :
Sourire et baisser les épaules, respirer
Debout, menton relevé, les mains sur les hanches, jambes écartées les pieds bien au sol
Debout ou assis, sourire, regard vers le haut, bras en l’air en V (de victoire)
D’une manière générale penser à ouvrir et redresser son corps au lieu de le recroqueviller (notamment en consultant son smartphone…), car le cerveau interprète exactement cela : corps fermé = peur / corps ouvert = confiance.

8. Réussir

Facile à dire, je sais. Ce qui fait perdre confiance ce sont les échecs répétés, et après c’est difficile de remonter en selle, on a trop peur de re-échouer. L’antidote c’est la réussite, mais comment réapprendre à réussir quand ce n’est pas arrivé depuis … quelques temps ? Eh bien en réapprenant à réussir en mode sécurisé. En commençant petit, très petit, sans stress. Tu veux devenir Bocuse ? Apprends à mettre une jolie table, à bien éplucher les légumes, …etc. Faire de tous petits pas, sans enjeu, pour que la progression soit très graduelle, et que la confiance remonte tout doucement, sans à-coup.

Et toi, quelle recette vas-tu tester en premier ?