[Reconversion] Barbara, blogueuse : l’énergie de la liberté

Barbara, ex chef de produit et quasi-ex-traductrice dégage une belle énergie positive. A bientôt 50 ans, cette entrepreneure multi-casquettes entame un énième virage dans sa carrière pour devenir blogueuse professionnelle et se lancer dans le coaching.

Le luxe de la liberté

Je cumule plusieurs casquettes. Je fais de la traduction et de la rédaction pour des magazines de santé, et j’essaie en parallèle de développer une activité de blogging autour de deux blogs. Le premier, Humour Me by Barbara est un blog humoristique pour les mamans débordées qui raconte les péripéties d’une femme avec un mari et trois enfants. Je publie un billet par semaine, donc 52 par an, et j’auto-édite un livre chaque année qui les rassemble*. Le deuxième blog s’appelle En 1 Mot et j’y passe en revue les outils du développement personnel de type sophrologie, PNL, l’alimentation, la spiritualité…

Mon objectif est de pouvoir en vivre en lançant des programmes numériques autour de l’accompagnement au changement. L’idée est de prendre les gens par la main, leur proposer un planning, des groupes de relâche et un coaching soit par Skype, soit par mail, ça reste à définir. J’envisage de faire une formation de coach prochainement pour avoir une certification RNCP.

Mon maître mot dans ma vie professionnelle, c’est la liberté. Quand j’ai quitté le salariat en 2000 pour me mettre à mon propre compte, j’ai réalisé un rêve et je ne rendrais pour rien au monde cette liberté.
Je me souviens à une époque quand je rentrais du travail, j’étais vide. Il n’y avait plus rien. Plus d’énergie, plus d’envie, trop fatiguée même pour avoir envie d’échanger avec mon fils. Aujourd’hui, j’aligne les mêmes heures voire plus, mais avec une autre énergie. Quand on est libre, il y a un espace qui permet la créativité, de toucher ses propres limites.

Ceci dit, la liberté est fantastique mais elle a un prix. La sécurité financière pour commencer, ce que je résous en partie grâce au salariat de mon mari sur lequel j’ai la chance de pouvoir m’appuyer. Si j’élevais seule mes enfants je tiendrais peut être un autre discours.

Après la crise, le renouveau

Mon parcours professionnel a suivi pas mal de chemins de traverse et de détours. Je suis très loin de mon métier d’origine.
Après une école de commerce, j’ai commencé comme chef de produit marketing puis j’ai gravi les échelons jusqu’à devenir chef de produit international pour un grand groupe de l’industrie pharmaceutique.

Ce qui a débuté le changement c’est un évènement extérieur que je n’ai pas du tout maîtrisé : j’ai été licenciée de façon très inattendue. Cet évènement a changé toute la donne et m’a donné un coup de pied au derrière. Je me suis dit que c’était le moment de faire quelque chose que j’avais toujours eu envie de faire mais que je n’avais jamais osé parce que j’étais dans le salariat avec ses avantages, son prestige. Ça a été le déclenchement pour me mettre à mon propre compte.

Je voulais un job qui me permette d’être freelance en restant à la maison. Comme j’aime écrire et que je parle couramment anglais et allemand, la traduction s’est imposée comme une évidence. Je n’avais pas vraiment besoin de diplôme, j’avais un carnet d’adresses important et je connaissais bien ce domaine, ce qui m’a permis de développer assez naturellement une clientèle. J’ai appris en autodidacte, et je fais ça depuis 17 ans.

La transition vers ce qu’on aime : une phase délicate à gérer

Le problème quand on traduit, c’est qu’on ne traduit pas ses propres mots, on traduit un texte, parfois mal écrit, par une autre personne, on est toujours un peu prisonnier de la version d’origine. J’avais envie d’être plus créative et je me suis lancée dans l’écriture d’articles.

Aujourd’hui je suis dans une phase de transition. Si vous me demandez aujourd’hui, je me sens blogueuse, conférencière, coach mais pas traductrice. Je suis passée dans une autre énergie. J‘aimerais arrêter mon métier de traductrice qui ne me nourrit plus pour me consacrer à 100% à mon blog mais c’est ce qui paye mes factures. C’est une source de tiraillements, mais j’ai besoin de sentir que je suis auto suffisante donc j’accepte les frustrations inévitables que cause cette situation et je la vis du mieux que je peux. On a tous des phases comme ça qu’on doit négocier, on fait toujours des compromis.

Cette phase est aussi une bonne source de stress pour réussir à gérer tous ces projets en parallèle ! Ça exige de bien s’organiser au quotidien et de se discipliner. La persévérance apporte des choses extraordinaires. Je suis pas mal les conseils de Laura Mabille qui a mis en place le réveil matinal. L’idée est de se réveiller à 5h30 du matin pour avoir 1h30 ou 2h pour ses projets. Je le fais deux à trois par semaine et ça booste ma performance, c’est mon moment à moi où personne ne vient m’interrompre. Je fais aussi 5 à 10mn de méditation au moins 5 fois par semaine. J’ai un planning dans lequel je rentre des rendez-vous avec moi-même pour me contraindre à une certaine discipline.
J’accepte aussi de mieux en mieux qu’il faut du temps. J’apprends la patience.
Garder une certaine légèreté

Aujourd’hui, je remercie mon ex-patronne de m’avoir licenciée !
Dans toute crise il y a déjà l’essence d’un renouveau, si on veut bien regarder. C’est une opportunité pour se remettre en question et rebondir.

Dans ces moments, la capacité à porter un regard positif sur les choses joue un grand rôle. Il s’agit de relativiser, de prendre de la distance et de laisser les émotions un peu de côté pour tirer le meilleur parti de chaque expérience. C’est ce qui permet de rebondir et de ne pas en rester à la première lecture des choses, de voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide.
Je suis persuadée que l’être humain est fait pour vivre des belles choses et c’est à nous de les trouver.

À mon fils de 20 ans, je dis : va là où ton coeur te porte, parce que ton coeur ne se trompe pas. Ton mental, en revanche…méfie toi !
C’est important d’être maître de sa destinée sans se laisser influencer par les attentes des autres et d’aller où on a envie d’aller.


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Barbara est une Bloomeuse ! Lire son portrait sur Bloomr

Les blogs de Barbara Reibel:

* 52 nuances de vie