Grâce à Bloomr, j’ai osé

Tony s’est inscrit au programme Bloomr il y a quelques mois pour redonner de l’élan à son parcours professionnel après un burn-out. Très engagé sur le forum, Tony progresse petit à petit dans sa réflexion et finit par nous annoncer que ça y’est, il a trouvé sa prochaine étape ! Je lui ai proposé de nous raconter son cheminement. Récit.

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Je m’appelle Tony, j’ai presque 35 ans et je viens vous raconter mon expérience avec Bloomr.

Le burn-out, élément déclencheur de ma réflexion

J’ai eu la chance de faire un burnout au mois d’avril 2016.

J’avais pourtant atteint le poste que je souhaitais : Responsable des Infrastructures Informatiques dans une grande organisation (5000 utilisateurs, 4500 postes de travail et 200 serveurs). Pile ce dont je rêvais. Mais le secteur dans lequel je me suis engouffré, celui de la santé, n’était pas ce à quoi je m’attendais. C’est en fait un secteur compliqué, et en tant qu’Administratif dans ce domaine j’ai vu à quel point l’argent partait partout sauf dans le soin, ce qui me hérissait le poil !

J’ai été embauché pour mettre en place la virtualisation des postes de travail afin que chaque employé puisse travailler sur un poste de travail qui lui soit personnel et qui fonctionne en toutes circonstances.
Après coup, je me suis rendu compte que cette mission était infaisable, car cela nécessitait de travailler en équipe avec les personnes en charges des logiciels et ces personnes n’aiment pas changer leurs habitudes de travail.

Je me suis efforcé de bien faire mon travail mais me suis heurté à un désaccord profond en termes de valeurs avec mes collègues : eux étaient focalisés sur leur fiche de paye, se moquaient royalement des utilisateurs et des projets, et même (comble pour un secteur public) gaspillaient l’argent. J’ai désormais compris que j’ai besoin de rester fidèle à mes valeurs, en toutes circonstances et de trouver comment mes valeurs peuvent s’intégrer dans le monde professionnel.

J’ai donc été obligé de lâcher, non pas parce que c’est dans ma nature, mais parce que mon corps et mon mental ont lâché…

Depuis, je suis en arrêt de travail et ai réussi à obtenir une inaptitude pour tout type de poste chez mon employeur.

Les premiers mois ont été très difficiles, je me sous-estimais, remettais en question mes capacités, mes compétences, mes façons d’agir, mes valeurs… J’ai suivi pas mal de thérapie auprès de psychologues, psychosociologues et même une psychiatre qui m’a dit qu’il fallait juste attendre pour revenir dans l’entreprise au bout d’un certain temps, mais ça m’était devenu impossible.Le fait même de passer à proximité en voiture de mon ancien lieu de travail me rendait mal à l’aise. Il m’est arrivé de croiser des anciens collègues et je ne pouvais pas rester dans le même endroit qu’eux et encore moins leur adresser la parole.

Bref, j’ai cru que ma vie était finie, du moins professionnellement parlant.

Entre temps, j’ai essayé de monter des projets avec un ami. Une première fois, pour laquelle nous avons investi beaucoup de temps et d’argent à créer un site, des cartes de visite, etc. mais en passant à côté de l’essentiel: trouver des clients et nous faire connaître. Le projet est tombé à l’eau, on a fini par perdre la motivation, probablement parce qu’on avait pas suffisamment foi en notre projet. Avec le recul, je réalise que nous n’avions pas envie que cela fonctionne : on était tous les deux en poste et dans un relatif confort, pourquoi perdre ce confort à ce moment ?
Quelques mois plus tard, on a essayé encore une fois, avec un nouveau projet mais sans monter de structure, juste pour tester. Mais là encore, même si l’idée était bonne, on n’est pas allés jusqu’au bout.
Il nous fallait d’abord faire un travail sur nous-même, et c’est ce que j’ai choisi de faire.

Une rencontre tombée à pic

Un jour j’ai découvert un site nommé Bloomr qui affichait comme phrase d’accroche : « La vie est trop courte pour s’ennuyer ! » et « Prends ton épanouissement professionnel en main ».
J’ai été interloqué car je ne pensais pas qu’on pouvait prendre en main son épanouissement professionnel, je pensais que c’était aux services des ressources humaines de nous aider sur ce sujet !
J’ai regardé le programme et j’y ai trouvé une logique, des valeurs, une éthique communes aux miennes. J’ai donc foncé, d’autant que ce n’était pas cher.

Au début, j’ai été surpris des premières missions, je les ai trouvées un peu simples… Puis, je m’y suis penché un peu plus. Il s’agissait bien de me remettre en question et de me poser les questions coincées en moi pour avoir des réponses qui m’aideraient à trouver ma voie.

Résistances et amorçage

Quand j’ai lu la mission 1, je me suis dit « Mais dans quoi je me suis embarqué ?». Il s’agissait de choisir un cahier et de noter des choses. Quelle idée, à l’ère du numérique ! Mais je l’ai fait, il faut sortir de sa zone de confort pour arriver à entreprendre de nouvelles choses.

Idem quand j’ai lu la mission 2 qui consistait à se rendre sur le forum privé : « Quoi ? Aller se présenter à des inconnus ? Non mais ça ne va pas ! » et puis je l’ai fait, et qu’est-ce que c’est réconfortant de trouver des personnes qui nous comprennent, qui nous écoutent et nous répondent !
Rebelote à la mission 3 qui proposait de faire le point sur soi : « Ah mais ça m’énerve, un formulaire impersonnel à remplir ». Bon aller, on va se forcer. Et là j’ai compris la force de ce programme : découvrir qui on est.

Grâce à cette mission j’ai découvert pas mal de choses sur moi, des choses auxquelles je n’avais jamais pensé pourtant, qui étaient sous mon nez. J’ai commencé le travail de réflexion que j’attendais sans pour autant savoir de quoi il s’agissait.

Ça y est, j’étais à bord du navire, en vogue à la découverte de moi !

Le temps de l’introspection

Après la mission 3, je me suis mis à fond dans le « jeu » et j’ai trouvé pas mal de réponses à des questions que je n’arrivais pas à me poser.
J’ai pu voir ce pour quoi j’étais fait et qu’il y avait une place pour cela dans la société.
J’ai repris des cours en ligne mais cette fois avec un objectif plus précis et ça a pris, j’étais fier de moi. Maintenant, il ne restait plus qu’à transformer l’essai : trouver ma voie, mon futur métier.

Petit à petit, j’ai commencé à reprendre confiance en moi, à me dire que ce n’était pas moi le problème mais bien l’entreprise qui m’emploie qui m’avait poussé vers la sortie. J’ai compris qu’il ne fallait pas perdre de vue un objectif simple : trouver une vie professionnelle en accord avec soi-même.

Me reconnecter à mes rêves

Avec le programme, j’ai pu me reconnecter à mes rêves. J’ai réalisé que j’avais mis de côtés certains rêves par peur de l’échec, que j’avais préféré le chemin “facile” et rassurant même s’il a été semé de quelques embûches, mais que ces rêves étaient toujours accessibles si je le voulais.

Je me suis rendu compte que ce qui me plaisait vraiment dans l’informatique, c’était la technique : anticiper et résoudre les problèmes, trouver des solutions, faire en sorte que les utilisateurs comprennent le numérique et l’utilise comme le bel outil qu’il est.

La première partie du programme m’a aidé à comprendre qui j’étais, et comment je fonctionnais, et à réfléchir aux nombreuses possibilités qui s’offraient à moi.

La question maintenant était: comment faire le tri ?
Bloomr m’a apporté une réponse simple : faire de petites fiches avec les pour, les contre, les avantages, les inconvénients, les difficultés, pour évaluer les options.

Et là, c’est apparu : une option complètement réalisable s’est démarquée !
Il n’y avait plus qu’à faire un plan d’action. Mais je doutais encore, je suis anxieux de nature et le doute est mon second prénom.

J’ai décidé de profiter de mon arrêt de travail (et donc de mon statut salarié) pour faire un bilan de compétences car il ne manque qu’une seule chose à Bloomr, le « face à face ». J’ai donc fait un bilan avec une psychologue du travail pour confirmer (deux avis valent mieux qu’un) ce que j’avais découvert sur moi.
Tous les tests et discussions que nous avons me mènent au même point. Le plan d’action du bilan est identique à celui de Bloomr ! Me voilà rassuré, le doute s’est (presque) dissipé.

Le passage à l’action

Maintenant je sais :

  • Que je veux devenir Développeur d’application web et mobile en freelance
  • Que je dois parfaire mes compétences car les seules formations en ligne ne me permettent pas d’avoir l’intégralité des automatismes d’un développeur
  • Que je dois trouver un financement pour cette formation.
  • Ce que j’attends de cette formation: j’ai rencontré des anciens élèves, des profs, les personnes qui ont monté ce type de formations…

Je me suis inscrit à pôle emploi, j’attends un RDV pour leur montrer mon projet. J’ai besoin de cette formation, j’ai loupé la session d’avril mais ce n’est pas grave, il y en a une en Mai, puis en Juin, puis en Juillet…
En attendant, je continue de me former en ligne et histoire de bien me connaitre, je refais les missions Bloomr (je les relis, je me repose les questions et je poste plus sur le forum).

Le mot de la fin

Vers la fin du programme Bloomr, je me suis mis à faire pas mal de co-voiturage en tant que conducteur pour me rendre à des meetup, des workshops, des démo-days, et ce faisant j’ai rencontré beaucoup de monde de tous horizons.

Tous ont été unanimes : il faut faire ce que l’on aime et il faut faire ce qu’il faut pour y arriver (et non pas ce que l’on veut). Il faut se donner du mal et sacrifier de son temps et un peu de son argent pour arriver à gravir la première marche de sa nouvelle vie professionnelle. Une nouvelle vie palpitante, géniale, irréelle, difficile, stressante (mais du bon stress), selon ceux que j’ai rencontrés et qui font le métier que je souhaite faire maintenant.

Finalement, sans Bloomr :
Je n’aurais jamais osé faire un bilan de compétences
Je n’aurais jamais osé me remettre en question à ce point
Je n’aurais jamais osé proposer d’organiser un meetup pour que les participants au programme se rencontrent
Je n’aurais jamais osé mettre un blog en ligne et l’alimenter avec mes travaux *
Je n’aurais jamais osé….

On se crée soi-même des freins du fait de notre éducation, de la convention normative de la société alors qu’il suffit de voir l’état de cette dernière pour se dire : il faut que je fasse quelque chose pour que ça s’améliore, que j’apporte ma modeste contribution et que je fasse passer le mot, ainsi peut-être demain le monde sera meilleur. Et ce sera en grande partie grâce à Bloomr.

Merci.

* Le blog de Tony : Mydigital-life


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