Agir, remède miracle contre les peurs: Tremblez mais osez ! nous dit S. Jeffers

Peur de commencer, de terminer, de changer, de faire du surplace, peur de se sentir bloquer, de réussir, d’échouer, de choisir, peur de vivre et de mourir… Peurs de tout.

La peur s’insinue un peu partout dans nos vies, au point parfois de devenir cet énorme poids qui nous tire vers le bas, nous cloue au sol, nous empêche d’agir, de progresser, d’oser et, finalement, de vivre la vie qu’on aimerait vivre.
On est devenus maitres dans l’art de s’inventer de superbes excuses pour ne pas se confronter à ces peurs.

Avec Tremblez, mais osez ! : Menez la vie dont vous rêvez, Susan Jeffers a dédié un livre à la peur. Toutes les peurs. Pour nous aider à mieux les comprendre et à les surmonter, pour passer de la paralysie et l’anxiété à l’audace et à la maitrise de sa vie.

D’où viennent les peurs ?

Les peurs, selon S. Jeffers, ne sont pas issues d’un problème psychologique. On ne parle pas ici des phobies mais bien de ces peurs finalement banales, que nous connaissons tous au quotidien à plus ou moins haute dose.

Selon elle, nos peurs viennent en grande partie de notre éducation. A force de s’être entendus dire et répéter depuis notre plus tendre enfance que dans la vie, il faut être prudents, parce que le monde est plein de dangers et qu’on n’est pas capables d’y faire face, on a intégré l’idée qu’il faut s’en méfier.

‘Attention ! tu vas te faire mal’, ‘Descends de là, tu me fais peur’, ‘Ne prends pas de risque, c’est dangereux’ : toutes ces mises en garde saupoudrées chaque jour par des parents soucieux partent bien évidemment d’une bonne intention, celle de nous protéger. Mais elles peuvent aussi contribuer à faire de nous des adultes frileux qui doutent de leurs capacités à surmonter les obstacles.

La bonne nouvelle, c’est qu’on peut inverser la machine, en regardant les choses différemment. Plutôt que de se dire ‘j’ai peur du danger ou des risques, donc mieux vaut que je ne m’aventure pas’ on peut adopter la position de ‘oui, j’ai peur, c’est normal puisque je suis face à une situation inconnue ou inconfortable, mais je décide d’y aller quand même’.

Finalement, tout est question du regard qu’on porte sur ses peurs : on peut les voir comme un obstacle ou comme une composante inhérente à la vie. Si on considère qu’elles sont inévitables, on comprend qu’il est vain de chercher à les faire disparaitre, et qu’il est beaucoup plus efficace de les apprivoiser et d’apprendre à agir malgré elles.

Bref, selon la devise de Susan Jeffers : Trembler, mais oser. Click To Tweet

Anatomie de la peur

Les peurs peuvent prendre de multiples visages. Peur du changement, de se tromper, du regard des autres…
Mais selon S. Jeffers, elles suivent toutes le même schéma, qui se répartit sur trois niveaux.

Niveau 1 : les peurs liées à une situation

Dans ce niveau, deux types de peurs :

  • Les peurs liées à des situations hors de notre contrôle : vieillir, la retraite, se faire licencier, le départ des enfants du foyer, les désastres naturels, la maladie, la perte d’un être cher, les accidents…
  • Les peurs liées à des situations que l’on peut maitriser : reprendre les études, prendre des décisions, entamer une reconversion, faire des rencontres, mettre fin à ou démarrer une nouvelle relation, perdre du poids, prendre la parole en public…

Niveau 2 : Les peurs liées à l’ego

Ces peurs ne relèvent pas d’une situation précise mais de l’ego. Elles sont liées à nos valeurs, à notre façon d’appréhender la vie. Ce sont des peurs souvent généralisées, vagues, qui peuvent impacter plusieurs aspects de la vie.
Par exemple : rejet, réussite, impuissance, échec, désapprobation, se sentir vulnérable, perdre la face…

Niveau 3 : La peur profonde

Cette peur, c’est celle qui se cache derrière toutes les autres peurs.
C’est la plus grand peur de toutes, celle qui peut nous clouer sur place : la peur de ne pas être capable d’y arriver. La peur de ne pas réussir à faire face à ce que la vie nous réserve.

La solution pour réussir à surmonter toutes ces peurs, c’est donc de s’attaquer à cette peur profonde, à la racine du prof!me, en développant une confiance infaillible que, quoi qu’il arrive, on réussira à s’en sortir.
Parce que si on est persuadé qu’on peut gérer tout ce qui nous tombe dessus, de quoi pourrait-on bien avoir peur ?
De rien !

La beauté de cette façon d’envisager les peurs, c’est qu’elle étouffe le besoin de contrôle. Si je sais que je peux faire face à tout ce qui m’arrive, je peux me lancer dans n’importe quelle aventure, même si je n’en connais pas à l’avancer les retombées ou résultats, puisque de toute façon, tout ira bien, je saurai gérer.

Les 5 vérités de Susan Jeffers sur la peur

Vérité #1 : tant que je continuerai de progresser et de grandir, j’aurai peur

Chaque fois que tu chercheras à te dépasser
Chaque fois que tu voudras sortir de ta zone de confort
Chaque fois que tu auras l’audace de faire quelque chose de nouveau
Chaque fois que tu te lanceras dans une nouvelle aventure
Chaque fois que tu prendras un risque
Tu auras peur.
C’est comme ça, c’est inévitable.

Donc si tu attends que la peur disparaisse pour agir, tu peux attendre toute ta vie.

Vérité 2 : la seule façon de se débarrasser de la peur de passer à l’action, c’est de…passer à l’action.

La vérité 1 ne veut pas dire que tes peurs ne disparaitront jamais, ça veut seulement dire qu’elles ne disparaitront pas AVANT d’avoir agi.

Il n’y a qu’en se confrontant à une situation que la peur qu’elle provoque peut disparaitre.

L’équation est toujours : j’agis donc j’élimine la peur. Jamais l’inverse.

Vérité 3 : ton estime de toi augmente à mesure que tu agis

Tu penses peut être que si tu as peur, c’est que tu manques de confiance en toi, et que tu dois reprendre confiance pour pouvoir éliminer cette peur.
Une fois de plus, c’est l’inverse.
C’est en passant à l’action que ta confiance augmente, parce que ça t’apporte une bouffée de fierté, que tu te prouves à toi même que tu es capable de surmonter tes peurs ce qui regonfle ta confiance en toi.

Vérité 4 : On est tous dans le même panier

Tout le monde a peur. Tout le monde. Même l’aventurier de l’extrême Mike Horn, premier homme à traverser l’Antarctique en solitaire qui a coutume de dire que si un rêve ne lui fait pas peur, c’est qu’il n’est pas assez grand.

Vérité 5 : Agir malgré ses peurs est moins terrifiant que de vivre avec la peur diffuse qui accompagne le sentiment d’impuissance

Il y a un nombre incalculable de choses sur lesquelles on n’a pas de contrôle dans notre vie.
Si tu te laisses clouer par la peur de tout ce qui peut t’arriver, que tu tournes les talons plutôt que de les affronter, tu risques de te laisse envahir par cette angoisse.

On pense parfois que ces personnes qui se lancent dans des aventures qui semblent complètement folles et terrifiantes sont immunisées contre la peur, voire sont carrément cinglées. Mais ce n’est pas qu’elles n’ont PAS peur, c’est juste qu’elles ont décidé de ne pas s’y soumettre, d’agir malgré tout, de prendre le pouvoir plutôt que de se laisser envahir par l’impuissance ou la paralysie. Jacques Brel l’explique merveilleusement bien.
C’est un pouvoir libérateur qui permet de prendre en main sa vie, de se juger seul responsable de son épanouissement.

Le conseil de Susan Jeffers pour surmonter ses peurs peut se résumer en un mot : agir. Click To Tweet

Agir même avec la peur au ventre, agir pour se familiariser avec ses angoisses, pour se prouver qu’on peut les dépasser, pour gagner en confiance. Agir pour prendre les rênes de sa vie et repousser sa zone de confort. Agir pour vivre des expériences riches et nouvelles.
Il n’y a que dans l’action que la peur peut disparaitre.