5 conseils pour muscler ta créativité

Tout le monde peut muscler sa créativité. La créativité, c’est un état d’esprit favorisé par l’ouverture, la curiosité, l’écoute de son intuition, la flexibilité. Elle demande d’être capable de remettre en question ses idées reçues et ses certitudes, de prendre du recul.

Lâcher prise

Voilà des heures qu’on tourne et retourne le même problème dans sa tête. On l’a envisagé sous tous les angles possibles, on a collecté et compilé des tonnes d’informations. On est arrivé à un point où notre cerveau est tellement pressé comme un citron que plus rien n’en sort ni ne rentre.
On décide alors de faire une pause et de s’accorder un moment de détente pour se reposer les méninges.

Et c’est là, quand on ne l’espérait plus, que la réponse affleure, parfois comme une évidence.

Ce phénomène n’a rien de magique. C’est en fait que le cerveau ne s’est pas mis en pause sous prétexte qu’on à décidé d’arrêter de réfléchir au problème.
Au contraire, il s’est mis à travailler à plein régime ! Capitalisant sur tous les efforts faits jusque là, il continuait à traiter les informations en tâche de fond et à faire ses connexions sans qu’on en ait conscience.

La solution ne sort jamais de nulle part. Pour que la période d’incubation porte ses fruits, elle doit être précédée d’un travail de réflexion intense. Ensuite, quand on a l’impression d’avoir atteint un mur, il est essentiel d’accorder à notre cerveau un moment de pause, pour le laisser accomplir ses prouesses. Ce moment de détente, de lâcher prise, permet de laisser vagabonder les pensées : prendre une douche, sortir s’aérer et marcher, cuisiner, lire…
La solution peut alors faire tranquillement son chemin.

Une autre méthode pour laisser le cerveau faire émerger une solution est de décrire le problème par écrit, et de lui demander de trouver une solution. On peut par exemple le faire avant de se coucher.
“J’ai besoin de trouver 100 nouveaux clients d’ici la fin du mois. Comment faire ?”.

Sortir du cadre

Avant de lire la suite, regarde cette vidéo qui te propose un test rapide.
Alors, bluffé.e ?
Ce que montre cette vidéo, c’est qu’on ne voit ce qu’on veut bien voir ou ce qu’on s’attend à voir.

Ça s’applique aussi à la créativité : parfois, trop concentré sur un sujet, ou un problème, on n’arrive pas à prendre du recul.

Notre réflexion est balisée par une série d’hypothèses, d’assomptions et d’idées reçues, plus ou moins assumées, qui nous empêchent de sortir des sentiers battus.

Lorsqu’on accepte de remettre en question ces hypothèses, on s’autorise à s’ouvrir à de nouvelles possibilités, à faire un pas de côté pour jouer les rebelles.
C’est toute la force du recadrage : réussir à adopter un angle de vue différent pour ouvrir son esprit à de nouvelles perspectives

=> Lire notre article pour découvrir les techniques de recadrage

Accueillir les contraintes

Après t’avoir conseillé d’apprendre à sortir du cadre pour éveiller ta créativité (ou en anglais, le si populaire “penser outside the box”), on va maintenant te proposer le conseil inverse.

C’est vrai, pour réussir à être créatif, il faut être capable de penser “différemment”, de se libérer de son processus de réflexion habituel et de ses oeillères pour faire affleurer des idées nouvelles.
Mais ce n’est pas toujours vrai.

Parfois, se forcer à penser “dans le cadre” peut aussi conduire à des idées très créatives. C’est d’ailleurs une approche plus proche de la réalité, puisqu’on est souvent obligés de faire preuve de créativité dans des situations comportant beaucoup de contraintes.
Au travail, notamment, on doit composer avec des contraintes d’argent, de temps, d’autorité, de ressources…

Apprendre à se saisir de ces contraintes, à les faire jouer en sa faveur pour les transformer en opportunité est un véritable atout pour stimuler sa créativité. Les contraintes augmentent la concentration, un peu comme un laser : elles restreignent le flux de pensées en largeur et du coup, lesquelles peuvent du coup percer beaucoup plus loin.

On peut jouer à s’inventer des contraintes, à poser un cadre à la réflexion pour stimuler les idées.

Par exemple, en se donnant un temps imparti : si je devais trouver pour demain 100 nouveaux clients, comment je ferais ?
Ou en s’imposant une contrainte d’argent : comment ramener 100 nouveaux clients avec un budget riquiqui ?

Accumuler de la matière

En matière de créativité, c’est souvent la quantité, plus que la qualité, qui prime, dans un premier temps en tout cas.

D’abord, on évite de se brimer et de se limiter. On laisse fuser les idées comme elles viennent, on ouvre les vannes sans se censurer.
Ensuite viendra le temps de l’analyse de la faisabilité, du tri, de l’affinage.
C’est sur ce principe que se base le “brainstorming”.

D’ailleurs, l’inventeur du terme, Alex Osborn, a développé dans les années 40, le “Creative Problem Solving Process”, une méthode créative pour résoudre des problèmes
Elle se divise en quatre phases :

  1. Phase 1 : clarification du problème. On cherche à comprendre le problème puis on le formule clairement, de préférence sous forme de question ouverte.
  2. Phase 2 : Idéation. On génère des idées pour répondre au problème, en évitant à ce stade tout jugement.
  3. Phase 3 : développement. C’est là qu’on affine, qu’on évalue et qu’on sélectionne les meilleures idées.
  4. Phase 4 : mise en place. On met au point un plan d’action pour implémenter la solution

Passer à l’action

La créativité, ne s’arrête pas au seuil de l’idée. Il ne s’agit pas uniquement de trouver des solutions originales. Ce qui compte tout autant, c’est leur mise en action.
Développer sa créativité c’est donc à la fois apprendre à penser de façon plus créative, à trouver des solutions innovantes, et réussir à les concrétiser.

Parfois quand on reste bloqué à la phase d’idéation, c’est dans le faire que l’esprit se débloque. C’est souvent le cas quand on essaie de créer quelque chose d’artistique : on ne visualise pas encore le résultat final, mais on donne quand même le premier coup de crayon, on pose la première note, on écrit le premier mot, et on part de là pour modeler son oeuvre.

C’est dans l’action et l’expérimentation qu’on peut modeler une idée pour l’amener un cran au-dessus et la perfectionner.