Transformer chaque échec en opportunité

Notre peur de l’échec provient en grande partie des idées préconçues qu’on y attache. C’est parce qu’on pense qu’un échec est forcément négatif qu’on le redoute tant.

Pourtant, tout est une question de point de vue.

Chaque échec peut être envisagé comme une opportunité et apporter son lot d’enseignement. Click To Tweet

Pour tirer le meilleur parti d’un échec, c’est important, d’abord, d’assumer l’échec et de reconnaître sa part de responsabilité, puis de chercher à le comprendre pour en tirer des leçons.

Assumer sa part de responsabilité

Face à un échec, on a tendance à verser vers deux réactions extrêmes : la culpabilisation excessive – tout est de ma faute, j’ai tout fait de travers alors que j’aurais pu éviter l’échec si…– ou la victimisation – quelle injustice, j’ai tout fait pour réussir mais l’univers était contre moi et j’ai échoué, je ne méritais pas ça.

Dans un cas comme dans l’autre, ce n’est pas une façon très saine d’analyser ses échecs. Dans chaque échec, on détient une part de responsabilité, mais il y a aussi souvent des forces extérieures qui ont joué en notre défaveur qu’on ne pouvait ni prévoir, ni contrôler.

D’où l’importance de prendre un peu de temps pour bien comprendre ce qu’il s’est passé.

Accepter sa part de responsabilité n’a pas pour but de s’auto-flageller, mais de saisir ce qu’on pourra faire différemment la prochaine fois pour éviter de refaire les mêmes erreurs. Par exemple : j’ai manqué de préparation, j’ai mal géré mon temps, j’ai présumé de mes capacités, je n’ai pas suffisamment délégué, je n’ai pas écouté mon instinct…

Identifier ce qui était hors de notre contrôle permet de lâcher prise et de tourner la page. Par exemple : j’ai subi les conséquences de restrictions budgétaires, il y a eu un changement de direction qui a bouleversé les priorités, une personne clé du projet a quitté l’entreprise, etc.

Transformer l’échec en une source d’apprentissage

L’enfer est pavé de bonnes intentions, dit-on. Le chemin vers le progrès et la performance est probablement, lui, pavé d’échecs.

Pour qu’un échec devienne une source d’apprentissage, il faut faire l’effort de prendre un peu de recul pour en tirer des conclusions constructives. Après un échec, demande-toi quelles leçons tu peux en tirer, comment tirer parti de cette situation.

  • Qu’est-ce que cela t’a appris ?
  • En quoi cet échec t’a permis de mieux te connaître et de comprendre tes choix, ton attitude, ta façon de fonctionner ?
  • Quelles ont été les retombées positives de cette expérience ? Par exemple, une rencontre que tu as faite, une langue que tu as apprise, un pays que tu as découvert…
  • Qu’est-ce que tu gardes de cette expérience ? Que referais-tu pareil ?
  • Comment t’assurer que tu ne reproduiras pas la même erreur ?

C’est parfois difficile de trouver la réponse seul.e. Dans ce cas, on peut demander à une personne à même de nous aider à y voir plus clair ce qu’elle en pense.

Relativiser et anticiper

C’est généralement parce qu’on se fait tout un film de ce qui arriverait en cas d’échec qu’on bloque et qu’on n’ose pas se lancer. Or, on a tendance à exagérer la gravité des conséquences.

Parfois, ça peut aider de pousser le scénario catastrophe à l’extrême pour surmonter sa peur.

  • Si tu échoues, quelle est la pire chose qui puisse arriver ?
  • Pendant combien de temps ? Souvent on surestimes la durée d’impact d’un échec sur les autres et sur soi-même.
  • A quel point ce scénario est-il réaliste et statistiquement probable ?
  • Combien de temps mettrais-tu à t’en remettre ?
  • Quel filet de protection pourrais-tu mettre en place pour amortir la chute ?

S’habituer à l’échec

Le dicton “ce qui ne tue pas nous rend plus fort” est certes un peu éculé, mais en même temps, il est révélateur : plus tu échoues, plus tu renforces ton aptitude à surmonter les échecs et à faire face à l’adversité.

A force, tu vas t’habituer à ne plus les craindre autant qu’avant, parce que tu vas constater que tu es capable de les traverser sans que le monde s’écroule, et de retomber sur tes pattes.

Petit à petit, tu vas gagner en confiance en toi et tu pourras prendre plus de risques. Tu pourras envisager l’échec avec plus de philosophie.

D’où le conseil : provoque l’échec pour t’y habituer.

Il ne s’agit pas de se prendre des portes en pleine figure mais de sortir de ta zone de confort par petite touche. Provoque des situations où tu es presque sûr qu’on va te dire non, ou que tu ne vas pas réussir, par exemple, demande un surclassement la prochaine fois que tu voyages en avion ou à l’hôtel ou inscris-toi à un concours photo.

Changer de regard sur l’échec, ce n’est pas le glorifier ou le banaliser. C’est simplement le considérer comme un incontournable dans le processus d’apprentissage, et reconnaître qu’on peut choisir de développer sa résilience et de le transformer en opportunité.

Souviens-toi : pire que l’échec, il y a les regrets de ne pas avoir essayé. Click To Tweet